Non, non, non, les vacances ne sont pas encore finies ! Mais force est de constater que la rentrée approche à grands pas. Heureusement, nous avons encore dans les yeux la mer (à 15°) bretonne, le soleil (presque) toujours présent, et surtout les pages des livres qui nous ont (parfois) enchantés !
Comme 67% d'entre vous (voir
sondage) j'ai d'abord profité des vacances pour vider ma PAL et lire notamment tous les excellents ouvrages conseillés par mon ami et fidèle acolyte Xavier, alias Consonne, et que je n'avais pas eu le temps de lire pendant l'année. Ainsi, j'ai lu avec délectation
Indignation de Philip ROTH,
Invisible de Paul AUSTER,
Le goût des pépins de pomme de Katharina HAGENA,
Allmen et les libellules de Martin SUTER ou encore
La femme comestible de Margareth ATWOOD. Et je profite donc de l'occasion pour vous inviter à (re)lire ces différentes critiques.
J'ai lu aussi quelques classiques :
L'oeuvre de Zola (dont Xavier avait également parlé il y a quelques temps) ou encore
Léviathan de Paul AUSTER, dans lequel apparaît le personnage de Marie, double de Sophie CALLE (ce qui a engendré, du coup, la relecture de l'extraordinaire
Doubles-Jeux de Sophie CALLE).
Et puis un petit polar, bien-sûr, parce que rien de meilleur qu'une intrigue policière sous le soleil des vacances. J'ai pris une valeur sûre : un roman d'Elisabeth GEORGE qui met en scène son fameux duo de Scotland Yard, le très noble Linley et la très populaire Barbara Havers.
Mais j'en ai profité également pour faire quelques découvertes.
Commençons par les petites déceptions : Les eaux amères de notre Armel JOB national, un récit sur la jalousie, m'ont paru malheureusement fort fades et le dernier Maggie O'FARRELL, Cette main qui a pris le mienne, roman pourtant émouvant et assez haletant, qui comportait tant de similitudes avec l'excellent La disparition d'Esme Lennox qu'il n'a pas réussi à totalement me convaincre.
Et puisqu'il est de bon ton de garder le meilleur pour la fin... voici les heureuses, que dis-je, les merveilleuses découvertes de l'été (et estampillées Chouchou !) :

Tout d'abord le magnifique
Rosa Candida de Audur Ava OLAFSDOTTIR. Un récit d'une très grande fraîcheur sur la découverte par un tout jeune homme de la paternité et de l'immense amour/chamboulement/émerveillement que peut déclencher l'arrivée d'un nouveau né. Interviennent également le souvenir d'une mère adorée, morte tragiquement, et qui donna à son fils l'amour des fleurs et de la nature et la tentative de redonner sa splendeur d'antan à la roseraie d'un monastère au fin fond d'une ville inconnue. C'est beau, c'est touchant, c'est poétique. Mais l'écriture n'en est pas moins dynamique et le tout particulièrement vivifiant.

Citons aussi les
Prodigieuses créatures de Tracy CHEVALIER. N'ayant pas été particulièrement enthousiasmée par
La jeune fille à la perle, c'est avec quelques réserves que je pris ce livre en vacances. La surprise n'en fut que meilleure. Je me suis très vite passionnée par l'histoire des ces deux femmes, l'une d'origine bourgeoise et l'autre de basse extraction, que la passion des fossiles va faire se rapprocher. Une histoire sur la condition de la femme, sur la lutte des classes mais aussi sur l'origine du monde (le croirez-vous, j'ai presque envie d'aller voir des fossiles au musée...?). Avec un petit quelque chose à la Jane Austen qui n'est pas pour gâcher le plaisir...

Et enfin,
En un monde parfait de Laura KASISHKE, qui commence comme une roman à l'eau de rose (une hôtesse de l'air abandonne son métier pour épouser un beau pilote veuf et éduquer ses trois enfants) et qui très vite tourne en roman d'anticipation (un étrange virus se propage aux Etats-Unis). Malgré une thématique un peu glissante, le roman sonne toujours juste, n'est ni complaisant ni moralisateur, et nous entraîne malgré nous dans un monde à la fois étrange et... frisant la perfection.
Et maintenant... vive la rentrée (littéraire) !
Références :
Armel JOB, Les eaux amères, Robert Laffont, 2011.
Maggie O'FARRELL, Cette main qui a pris la mienne, Traduit de l’anglais (Irlande) par Michèle Valencia, Belfond, 2011.
Audur Ava OLAFSDOTTIR, Rosa Candida, traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson, Zulma, 2010.
Tracy CHEVALIER, Prodigieuses créatures, Traduit de l’américain par Anouk Neuhoff, La table ronde, 2010 - Folio, 2011.
Laura KASISCHKE, En un monde parfait, traduit de l'anglais (États-Unis) par Éric Chédaille, Christian Bourgeois éditeur, 2010.